Wasurenagusa d’Aki Shimazaki aux éditions Actes-Sud

«  Trois ans passèrent sans enfant. « Mariée à un héritier, la femme qui ne peut faire d’enfant en trois ans doit quitter la famille ». Ma mère me rappela cet usage traditionnel et lança un jour à ma femme :  » C’est votre faute, l’infécondité ! »Mon père me suggéra une maîtresse en ajoutant :  » Tu pourrais garder ta femme. » Je refusai. Satoko ne supporta plus les pressions exercées par mes parents et me dit :  » je voudrais vivre ailleurs. » Je comprenais son désir. Pourtant, je n’osais pas lui répondre que je le souhaitais aussi. »

Un bonheur de lecture que ce petit récit plein d’amour et de poésie. Cette auteure dont j’aime la plume nous livre ici, une histoire d’amour qui s’épanouit malgré les traditions ancestrales japonaises. Comment un homme stérile peut vivre sans enfant lorsqu’à tout prix il faut un héritier aux grandes familles ? C’est l’histoire de Kenji Takahashi qui vit sous la pression de ses parents qui veulent absolument le marier pour qu’il assure une belle descendance à la grande famille. Seulement voilà il est stérile. Comment va t-il répondre à ceux qui lui imposent l’impossible. Terrible et magnifique histoire au cœur d’une société qui cultive le mensonge à défaut de vivre la vérité, des personnages attachant qui vont oser vivre ce qu’ils sont .

Wasurenagusa d’Aki Shimazaki

Éditions : Actes-Sud

Parution : avril 2012 – 123 pages – 12 euros