A l’ombre du baobab de Alexandra Fuller aux éditions JC Lattès

«  À la fin, papa mit douze jours à mourir à Budapest.« À Pest, en réalité, précisa maman. Buda est de l’autre côté du fleuve, c’est la jolie partie de la ville, avec les collines. Tu ne l’as pas vue. » Douze jours est un délai très court, quand on y repense. Mais les avoir traversés seule dans une ville inconnue, en temps réel et hors du temps, c’était comme si j’avais été suspendue avec lui dans un autre royaume, un port d’attache ou une gare de départ, un lieu où nous n’étions jamais venus et d’où nous ne reviendrions jamais.Maman aimait bien citer Leslie Poles Hartley : « Le passé est un pays étranger », mais je découvrais que c’était vrai aussi pour la mort. Ou bien mourir était un amalgame insolite de tous les pays ; le passé soudain si bref croisant un avenir sans fin dans lequel chaque souffle, ainsi qu’on nous l’enseignait, était la seule chose qui comptait.  »

C’est le titre de ce roman qui a attiré toute mon attention et le résumé de l’histoire :

L’auteure raconte donc dans une première partie, la mort du père parti avec son épouse Nicola en voyage à Budapest et victime d’une inflammation des poumons. Elle est là aussi, Al-Bo, dite Bobo. Elle nous raconte l’agonie avec des retours en arrière sur ce qui fut sa vie, à lui, sa vie à ce couple qui nous souffle t-elle était « une paire d’oies, unis pour la vie. » Ils ont vécu 55 ans ensemble. Et puis sa sœur Vanessa.

Mère et fille sont confrontées aux problèmes de tout étranger, et doivent suivre le chemin du combattant au niveau de l’administration dans ce pays dont elles ne parlent pas la langue …. Et il faut rapatrié les cendres… ainsi c’est comme cela qu’il revient au pays le père, dans une boîte.

Dans la deuxième partie, l’auteure nous confie comment la mère va survivre à ce départ, vivre seule avec ses chiens dans cette ferme… Nous découvrons que les filles qui s’entendaient bien enfants, ne peuvent s’entendre….La préférence de la mère pour sa fille Vanessa …. Cette fille en souffrance, alcoolique.

Rien vraiment d’heureux dans cette famille bousculée, meurtrie.

Ce roman qui est donc plus un récit de vie familiale ne m’a rien inspirée de joyeux, nulle émotions ne m’a gagnée. Même ces décors ne m’ont pas vraiment impressionnée. J’ai donc le regret d’écrire ici que ce roman ne m’a pas séduite du tout, peut être suis-je passée à côté, me direz-vous ? Certes j’avais imaginé autre chose, je pense que la construction narrative est pour beaucoup dans ce fait de ne pas avoir été captivée.

#Alombredubaobab #NetGalleyFrance

A l’ombre du baobab de Alexandra Fuller

Traduction : de l’anglais par Anne Rabinovitch

Éditions : JC Lattès

Paru : 5 février 2020 – 300 pages – 21,90 euros