Bakhita de Véronique Olmi aux éditions Albin Michel

« Il sait , pour parler d’elle aux pauvres gens de Zianigo et aussi aux bourgeois, que ce n’est pas seulement la couleur de sa peau qui les effraye. Ce n’est pas seulement par ignorance, superstition ou bêtise, qu’ils la fuient. Elle est belle, elle est douce et résignée. Mais elle est aussi indestructible. Comme une survivante, elle porte en elle un monde incommunicable. Et c’est cela qui les effraye, cette puissance qu’ils ne comprennent pas. »

Dans son nouveau roman : Bakhita, Véronique Olmi nous raconte l’histoire de cette sainte Joséphine Bakhita. Cette ancienne esclave, originaire du Darfour née en 1869, arrachée à sa famille par des négriers musulmans est devenue religieuse après être passée entre les mains de maîtres successifs. Elle est morte en Italie en 1947 et fut canonisée par le pape Jean-Paul II en l’an 2000.

Ce personnage, enfant puis adulte m’ a complètement envoûtée le temps de ma lecture. Comment rester insensible à cette histoire  vraie : impossible. L’auteur a le don de nous transporter au cœur de la vie terrifiante de cet enfant esclave, soumise aux mains des hommes et de suivre son parcours incroyable et remarquable par la force qu’elle emploie pour survivre . C’était certes une autre époque mais en lisant ce récit, nous pensons de toute évidence à ce qui se vit tous les jours en Afrique, comme en Europe …le lot de tous ces migrants voués à l’incompréhensible, à cette déshumanisation………L’Histoire ne fait que se répéter … … C’est un coup de cœur !

Bakhita de Véronique Olmi

Éditions : Albin Michel

Paru : août 2017 – 455 pages – 22,90 euros