Ciao Bella la vie l’emportera

 » Je ne comprends pas. Il est prévu que les dronavenues respectent la loi qui interdit d’aborder une centrale nucléaire ou un aéroport. Par contre, le fait qu’un drone puisse frôler un lieu public, une école par exemple, ça, ça n’émeut personne ! Ecoutez-moi bien : les drones ne doivent pas approcher les lieux de vie, vous m’entendez ?!  »

 

Une histoire touchante que nous raconte avec talent et précision Mélinda Schilge, Benjamin, un homme passionné et expert en drone travaille pour une entreprise internationale de haute technologie, qui a pour mission d’équiper les villes de « dronavenues » afin que les objets, comme les informations sur le net, circulent le mieux possible, plus rapide et plus écologique. Un programme mené par l’État français.

En parallèle histoire tragique d’une famille Afghane brisée par la perte d’un fils embrigadé par les talibans. Le père Habib Khan, homme d’affaires très intéressé par les drones pour, selon ses dires, secourir des villages isolés en pleine montagne, va rencontrer Benjamin notre spécialiste. Ce dernier séduit par le projet humanitaire, s’engage à construire un drone spéciale.

Seulement qu’elle va être la réalité des faits ?  Tout contraire à sa volonté. Un homme, cet homme a qui il avait fait confiance, va détourner cet objet pour se venger, habiter d’une grande violence intérieure.

Histoire emprunt de réalisme sur les hautes technologies, histoire sensible et tendre sur l’amitié d’un homme et d’une petit fille, Stella qui va l’aider à voir autrement et surtout à oser réagir avec l’expérience qu’il a  vécu pour faire prendre conscience des dangers potentiels de ces technologies de pointe.

 » On ne plaisante pas avec des jouets qui deviennent des armes. »

Une réflexion pertinente …. hier c’était les voitures, aujourd’hui les drones et demain ?

Merci à  Mélinda Schilge, autoéditée pour cette jolie découverte.

Ciao Bella de Mélinda Schilge

229 pages – 8,50 euros