Comme à la guerre de Julien Blanc-Gras aux éditions Stock

«  En 1945, l’expression stress post-traumatique n’existait pas, il n’y avait ni cellule psychologique, ni sas de décompression avec piscine à Chypre, où les armées françaises accueillent aujourd’hui les soldates revenant d’opérations extérieures en Afghanistan ou au Mali. Il fallait se débrouiller avec ses déchirures. Ceux qui perdaient pied, qui n’étaient plus aptes à al vie civile, finissaient à l’asile.  »

 

Ce roman comme à la guerre, est le récit d’une écriture tout ordinaire, d’un homme, voyageur, reporter, devenu père. Jeune papa, il nous raconte son fils, cette naissance, et l’évolution de ce dernier lorsque à notre porte frappe les premiers attentats. 2015-2018. Sur trois ans, le narrateur se raconte, entre ses voyages, il décrit son fils, avec des chroniques très amusantes et pleine d’humour et puis c’est aussi pour lui le temps de repenser à ce qui lui a été transmis jeune. Un jour l’un de ses grand-père lui a confié un carnet. Ce carnet c’est son vécu pendant la guerre 39-45, il a été fait prisonnier en Allemagne des années… J’ai beaucoup apprécié ce parallèle, les attentats d’aujourd’hui et la guerre d’hier, notre quotidien et celui de nos grands-parents. Comment ces derniers ont transmis l’horreur vécue. Eh bien dans le silence, tout le contraire de nous ce jour où nous devons sans cesse dire, redire nos souffrances ……  » Mes grands-pères se sont battus, ont écrit et se sont tus. Ils ont été héroïques et sont revenus à des petites vies modestes. Sans la ramener. Eux qui ne disaient rien, nous qui parlons trop.  »   » Nous parlons trop et on ne s’entend pas.  » Très belles constatations qui m’inspirent une belle réflexion !

Comme à la guerre de Julien Blanc-Gras

Édition : Stock

Paru : janvier 2019 – 280 pages – 19,50 euros