Ghachar Ghochar de Vivek Shanbhag aux éditions Buchet-Chastel

«  Je ne peux qu’imaginer la routine domestique là-bas puisque je pars pour la Coffee House dès le matin, passe la journée dehors et ne rentre qu’à la nuit tombée. Comme n’importe quel employé, je suis dehors toute la journée – sauf que je en fais que tuer le temps avec acharnement. je n’ai pas toujours été comme ça. Je ne le suis devenu qu’après la fin de mes études, quand Sona Masala crée un poste spécifiquement à mon intention. »

 

L’auteur Vivek Shanbhag, dans ce roman très court, nous invite dans une famille Indienne ordinaire de Bangalore. Une famille qui est passée d’un statut de très modeste au statut d’une famille aisée. Tout cela grâce à l’oncle Chikkappa et son entreprise Sona Masala, dans laquelle le narrateur, le fils de cette famille, a un poste fictif. Ce dernier se marie à Anita, et lorsqu’elle découvre le secret de son mari, elle est en colère. «  Pourquoi t’es-tu marié alors que tu vis sur le dos d’autrui ? … Je veux que tu aies un métier respectable, quel qu’il soit.  » Elle ne peut admettre cette réalité. Ainsi elle rentre dans une relation conflictuelle avec toute la famille, elle dérange. Et un jour, alors qu’elle part retrouver sa famille, elle ne revient pas, ce qui plonge le narrateur dans une cruelle tourmente.

J’ai bien apprécié tout le déroulement du roman. Ce dernier s’ouvre sur ce jeune homme, le narrateur qui est assis dans cette coffee house et qui est témoin d’une étrange dispute entre un homme et une femme, un couple semble -t-il. Lui de son côté très inquiet nous raconte l’histoire de sa famille, mais quel peut être le lien entre cette inquiétude et cette scène qui se dévoile sous ses yeux ?

Ghachar Ghochar de Vivek Shanbhag

Traduction : du Kanada en anglais par Srinath Perur et de l’anglais (Inde) par Bernard Turle

Éditions : Buchet-Chastel

Parution : mai 2018 – 176 pages – 14 euros