La fête de l’insignifiance de Milan Kundera aux éditions Gallimard

 » Jdanov se tait et Staline répond :  » Sa liberté. Elle peut affirmer ce qu’elle veut. Passons. La vraie question est celle-ci : Il y a autant de représentation du monde qu’il y a de personnes sur la planète. »

 » Tout le monde jacasse sur les droits de l’homme. Quelle blague ! Ton existence n’est fondée sur aucun droit. Même finir ta vie par ta propre volonté, ils ne te le permettent pas, ces chevaliers des droits de l’homme. »

 » L’insignifiance, mon ami, c’est l’essence de l’existence. Elle est avec nous partout et toujours. Elle est présente même là où personne ne veut la voir : dans les horreurs, dans les luttes sanglantes, dans les pires malheurs. Cela exige souvent du courage pour la reconnaître dans des conditions aussi dramatiques et pour l’appeler par son nom. Mais il ne s’agit pas seulement de la reconnaître, il faut l’aimer, l’insignifiance, il faut apprendre à l’aimer. »

Cela fait bien longtemps que je ne m’étais plongée dans un Kundera. Un auteur que j’affectionne depuis la lecture de l’insoutenable légèreté de l’être , comme cela fait du bien ! J’aime avoir à mes côtés des petits trésors comme ce dernier, ils sont là sur une étagère qui attendent le jour où..

Dans ce petit roman nous écoutons la conversation, les réflexions de quatre amis, Alain, Ramon, Charles et Caliban,  puis il y a D’Ardelo.

Ce que je retiens ce sont ces observations de l’être humain, de l’âme humaine. Avec un humour bien à lui, Kundera pose ici la question de l’insignifiance comme l’essence même de l’existence : « Elle est avec nous partout et toujours. » 

Un petit roman qui se lit bien, et se relit très certainement .

La fête de l’insignifiance de Milan Kundéra

Éditions : Gallimard

Parution : mars 2014 – 142 pages – 15,90 euros