La mauvaise herbe d’Yves Montmartin, autoédition

«  Voilà mesdemoiselles, vivez votre vie en toute liberté, vous avez toutes en vous de belles choses à réaliser, je vous souhaite du fond du cœur de les concrétiser.  »

Ce sont les derniers mots d’Amira, cette jeune professeur de français à ses élèves avant de quitter son Algérie pour s’envoler vers la France rejoindre Driss, son mari.

Elle qui se disait si éprise de liberté, elle l’a certes cultivée des années, heureuse dans son enfance, et ces jeunes années d’étudiante. Et puis elle a fait un choix, celui de se marier ! Elle qui avait toujours dit qu’elle souhaitait un enfant, mais un enfant seule, sans mari.

 » Je ne me retourne pas, une autre vie m’attend, celle que j’ai choisie. Même si je dois quitter ma famille, mes parents, ma chère tante Nour, mon pays et son soleil, je retiens la promesse d’un jour prochain d’être mère, de pouvoir tenir contre moi ce bébé dont j’ai tant besoin.  »

Amira parviendra-t-elle à se réaliser en devenant épouse et mère ?

Cette histoire est touchante et invite à la réflexion sur le choix, la liberté et la violence.

La liberté, existe-t-elle ?

Dans un sens j’ai envie de dire oui, dans cette histoire, Amira était libre de rester ou partir, se marier ou attendre …Driss lui nous démontre combien il n’est pas si facile de devenir libre. Car ce jeune homme, par exemple, est totalement prisonnier d’un enfermement culturel et sociétal.

Tout à chacun devons oser briser les chaines pour exister tel que nous sommes, oser dire non à des parents, à des institutions…. pour s’épanouir soi même et devenir celui que nous sommes.

Mais est-ce cela que nous apprenons au cœur de nos familles, sur les bancs d’école, comme salariés …. ?

Apprenons-nous à être LIBRE ?

Driss, lui, parviendra-t-il à se réaliser seul et avec a jeune épouse ?

L’auteur Yves Montmartin nous dépeint une violence faite aux femmes, il a crée un personnage de culture musulmane, d’origine Algérienne, mais en fermant ce livre je me suis dit oui effectivement il y a de la violence là mais comme ailleurs, la violence est au quatre coin du monde, elle n’a pas de couleur ni de religion.. elle habite le cœur de certains êtres humains de partout d’ici et d’ailleurs….Il ne faudrait pas une fois de plus stigmatiser ! Combien en France de femmes et d’hommes en sont victimes de ces violences ? Derrière chaque porte se cache et se déroule des vies insoupçonnables !

La liberté existe aussi très certainement, elle est ce chemin qui nous mène à l’épanouissement vrai, sincère de tout notre être.

Merci Yves de nous avoir offert à travers ce récit, admirablement bien construit, une histoire touchant tout à chacun car des thèmes puissants sont ici abordés à qui va oser les réfléchir, les méditer pour enrichir son propre chemin de vie.

La mauvaise herbe d’Yves Montmartin

Autoédition

Paru : 5 décembre 2020 – 250 pages – Broché : 16 euros – Numérique : 2,99 euros