La menteuse et la ville d’Ayelet Gundar-Goshen aux éditions Presses de la cité

 

 

 

 

 » Il y a des gens à qui sied la vérité et d’autres que le mensonge embellit.  »

Impressionnant comment le mensonge peut vite prendre l’ascendant que une vie des plus ordinaire pour en donner une vie extraordinaire mais stressante, accablante de douleur … Seulement comment faire pour s’en sortir ?

Tout a été trop vite j’ose le penser car au début du roman je ne pouvais imaginer autrement cette jeune fille bien sous tout aspect, mentir pour être au monde celle qu’elle souhaite être, être enfin regardé, entendu. Non je l’ai vu comme prise au piège. L’incident est vite arrivé, cette petite marchande de glace s’est vu servir un homme,  Avishaï Milner, chanteur de télécrochet, qui lui a mal parlé et ce fut la goutte de trop dans sa vie déjà trop laide à ses yeux. Quand il lui a donné son billet pour payer sa glace, elle s’est enfuie en courant dans une arrière-cour, il a couru après et elle s’est mise à hurler, mais hurler violemment, attirant tous les regards sur elle. Un nombre insensé de personne sont venues voir (voir n’est ce pas !!), la police est vite arrivée, et il a suffit de beaucoup de larmes, de ne rien dire pour suggérer l’innommable et condamner un innocent.

Mais finalement elle s’est vite aperçue qu’il était bon de se sentir écoutée, regardée, consolée que d’un coup d’un seul, sa sœur Maya, qu’elle enviait jalousement, passait en deuxième plan.

Les médias se sont mêlés, elle a été invitée sur les plateaux de télévision, s’est toujours bien défendu malgré parfois l’envie d’être vraie, comme cette envie tout au long de l’histoire d’aller trouver la police pour dire que tout cela est faux, qu’il ne s’est rien passé….

 

La menteuse et la ville d’Ayelet Guntar-Goshen

Traduction : de l’hébreu par Laurence Sendrowicz

Éditions : Presses de la cité

Paru : août 2019 – 345 pages – 21 euros