Le bruit du monde de Stéphanie Chaillou aux éditions Notabilia

 » Marie Hélène Coulanges, dite Marilène, est née le 18 juillet 1964 à Pouzauges. C’est noté sur sa carte d’identité. Noté aussi que ses yeux sont marron. Et qu’elle mesure 1,66 m. Le reste n’est pas noté. Ce qu’a ressenti sa mère lorsqu’elle est née. Ce que faisait son père. A quoi ils pensaient. Si c’était joyeux ou si c’était une tuile, cette naissance. Un accident. Un encombrement. »

 

Un roman particulier, composé de petits chapitres, dans une langue sèche, l’auteure nous raconte la vie d’une enfant, qui grandit, devient adulte. Elle est née dans une famille pauvre et toute sa vie le souvenir de la pauvreté va la hanter. Elle va suivre des études, se marier, parce que c’est comme ça, mais toute jeune elle sait qu’elle ne veut pas d’enfant, elle n’aime pas les enfants, pourquoi alors elle choisit de devenir institutrice ?  » Quitter la maison familiale. Décrocher un travail. Se marier. Pour Marilène, ces mots sonnent comme une étrangeté. Une perspective bizarre qui ne la fait pas rêver. » Et puis très vite elle est habitée par un mal être, son mari très vite elle ne le supporte plus, tout comme ses élèves  » Marilène s’ennuie. Elle ne sait pas comment briser cet étau. Cet aplanissement des émotions en elle. Cet aplanissement, puis ces accès de rage, de colère, d’exaspération. » … Après la colère, elle s’isole dans le silence, la pensée, elle remonte le temps. revoit sa jeunesse et surtout l’injustice qui a fait d’eux les victimes d’un système. Et puis un jour, elle décide de tout quitter pour mieux devenir.

Un récit sur la liberté, un chemin, la liberté d’être soit .

Le bruit du monde de Stéphanie Chaillou

Éditions : Noir sur Blanc

Parution : février 2018 – 166 pages – 14 euros