Le manoir d’Alderney d’Anne Perry aux éditions 10/18

 » Daniel sonna à la porte, puis recula d’un pas. Il se rendit compte avec stupeur de sa soudaine nervosité. Quelle en était la raison ? Il allait chez ses parents, dans la maison où il avait grandi. Âgé de vingt-cinq ans, il revenait assez souvent pour dîner, échanger des informations, entretenir une conversation tranquille et agréable, ou partager des réflexions, un moment qui l’avait marqué. Qu’y avait-il de différent ce jour-là ?  »

 

C’est la toute première fois que je lis Anne Perry, je viens donc de la découvrir grâce à une masse critique Babelio.

Nous sommes en Angleterre en 1910, Daniel est jeune avocat. Lors de vacances en Angleterre de sa sœur et de son beau frère, désormais Américains,  il se voit par ce dernier, confier la défense d’un homme, un certain Philip Sidney, un diplomate anglais. Ce dernier s’est réfugié à l’ambassade à Washington avant de revenir en Angleterre, suite à un délit dont il est fermement accusé par une famille de haut rang les Thorwood, en effet, selon eux, il aurait agressé en pleine nuit et volé à leur fille un bijou d’une grande valeur affective qui appartenait à la marraine de Rebecca, leur fille. Puis très vite apprenons que  Philipp Sidney de retour dans son pays, est arrêté pour soit disant, détournements de fonds. En réalité une petite somme  bien dérisoire !

Pourquoi Sidney n’est tout simplement pas renvoyé dans son pays sans que cette affaire soit ébruitée ? Pourquoi a-t-elle pris de telle proportion sur le devant de la scène ? A qui profite cette arrestation ? Que cache-t-elle au fond ? Et surtout incroyable ce fait que dans le même temps, la famille Thorwood, elle aussi vient en Angleterre suite à la mort accidentelle de la marraine de Rebecca dans son manoir d’Alderney ? Étrange  tout cela et drôle de coïncidence !

Une histoire captivante dans laquelle il est passionnant de découvrir le rôle que vont jouer chacun des personnages, empreint de doute et de méfiance. Comment Daniel, ce jeune avocat va parvenir à tisser la toile qui le conduira à la vérité des faits cachés. 

J’ai été conquise par cette histoire malgré des longueurs, des piétinements dans l’avancement de l’intrigue, j’ai le sentiment de répétitions dans l’analyse des faits, dans l’enquête. Ceci dit ce fut tout de même, une très agréable lecture.

Le manoir d’Alderney d’ Anne Perry

Traduit de l’anglais par Florence Bertrand

Éditions : 10/18 grands détectives

Paru : 16 mai 2019 – 359 pages – 14,90 euros