Le tour du monde d’un Barcelonnette d’ Emile Chabrand aux éditions Ginkgo

 » J’ai longtemps résidé loin de France, occupé de commerce au Mexique comme un grand nombre de mes compatriotes de Barcelonnette, dont un chapitre de ce livre est un peu l’histoire. Avant de me reposer tout à fait, mis en goût par ce que j’en connaissais déjà, j’ai voulu connaître plus encore de cet univers dont un coin nous suffit à la plupart. Et je suis reparti, et j’ai fait, comme bien d’autres  » mon tour du monde »….

…. » Un tour du monde est bientôt fait aujourd’hui. Pourtant, même quand ce n’est plus pour s’expatrier, il y a toujours quelque mélancolie à quitter les siens et le coin de terre paisible où l’on est revenu, après de longues années d’absence, se faire de chères habitudes.

….On part, un peu inquiet.. Mais qui a voyagé, voyagera ! ….. »

 

« Émile Chabrand (1843-1893) est un « Barcelonnette » ; de cette petite ville des Alpes-de-Haute-Provence qui, entre 1850 et 1950 fut le creuset d’une forte émigration vers les Amériques et plus particulièrement le Mexique. Venus au Mexique pour y travailler et si possible rentrer au pays une fois fortune faite, la plupart ont fait souche dans leur pays d’adoption et forment aujourd’hui la partie la plus importante des Mexicains d’origine française.
Certains cependant sont retournés chez eux, bien des années après avoir quitté leur pays natal. Ils furent alors les « Mexicains », riches, enviés et écoutés, incitant les jeunes à tenter à leur tour leur chance. Revenu au pays, en 1881, après vingt ans d’absence, Chabrand était, certes, un notable mais aussi un homme cultivé, naturaliste et ethnographe, collectionneur et fondateur du premier musée de Barcelonnette.
C’est en 1882 qu’il entreprend un long voyage de près d’un an autour du monde qui le conduira en mer Rouge, en Inde, en Birmanie, en Chine, au Japon, aux États-Unis puis enfin au Mexique qu’il connaissait si bien.
Saisi par le démon de la politique, il se lance dans les législatives de 1893, briguant un siège de député à la surprise de tous et au grand déplaisir de ses proches et de son clan.
Désavoué, subissant de fortes pressions et visiblement écœuré par les manœuvres venues de toutes parts, il y renonce et le lendemain se suicide d’une balle dans la tête…
Émile Chabrand avait cinquante ans.
Le présent ouvrage est consacré à ce grand voyage autour du monde qui fut, pour l’ancien émigré et savant autodidacte, l’occasion non seulement de noter les scènes de la vie quotidienne et les cérémonies mais surtout de rapporter objets ethnographiques et pièces naturalistes pour son jeune musée. Le style alerte et fluide, teinté à mainte reprise de savoureuses notes d’humour et de fausse ingénuité en fait un récit attachant et vivant, témoin de la vision des mondes lointains par la Vieille Europe. » Quatrième de couverture

Le fabuleux destin d’un voyageur naturaliste que j’ai découvert grâce à ce livre merveilleusement documenté, illustré. Un regard tout particulier d’un homme à travers le monde, un homme de son siècle bien sur. Un merci tout particulier à mon ami Frédéric Renn, chercheur, qui en a signé la postface.

Le tour du monde d’un Barcelonnette d’Emile Chabrand

Editions : Ginkgo

Paru : septembre 2015 – 438 pages – 25 euros

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