L’école du ciel d’Élisabeth Barillé aux éditions Grasset

 » Joseph regrette-t-il ce fils qu’il n’aura jamais ? Est-il sensible à la vivacité de sa fille ? Voit-il qu’elle dépasse les autres en intelligence ? Elle a six ans quand Thérèse lui confie la garde du troupeau, trente-deux bêtes, ce n’est pas rien pour qui ne dépasse pas 1,30 mètre à la toise. Thérèse lui enseigne le nécessaire, comment pousser les bêtes au départ de la ferme, comment se faire obéir du gendarme chien, comment conjurer la peur du loup. L’enfant s’acquitte de sa mission à merveille, et c’est merveille de voir sa fierté.Aimée-Rosalie ne s’ennuie jamais, on lui donne quatre bouts de laine, elle en fait une mascotte. Tout la retient, tout l’intéresse. Sa mère part herboriser dans la combe de Vaux, elle lui emboîte le pas.Thérèse connaît les vertus des plantes sauvages, ces fées protectrices.  »

 

C’est avec une certaine impatience que je voulais lire ce livre une fois la quatrième de couverture lu., qui décrivait une belle histoire en attente. Mais l’histoire racontée n’a pas été, hélas, à la hauteur de mes espoirs. Pourtant tout était là, tel un tableau offert, une jeune peintre Aimée Castain autodidacte et bergère sur les plateaux de Haute-Provence, des paysages merveilleux d’une nature préservée qu’heureusement je connais mais que je n’ai pas ressenti dans le roman, un couple qui quitte Paris et sa furie pour le calme et le vrai de la vie.

Une fois le livre terminé je suis allée faire ma curieuse sur la toile à savoir si Aimée Castain avait vraiment existé. Eh bien oui, elle vivait avec son mari Paul non loin de Banon, petit village au cœur de la Haute-Provence que j’affectionne beaucoup tant pour son savoureux fromage que sa célèbre librairie Le Bleuet. Si vous avez lu René Frégni, le regretté Pierre Magnan, qui aussi connaissent bien ces lieux, vous vous y êtes donc déjà balader …Une nature exceptionnellement préservée .. et donc de toute évidence je l’imagine cette Aimée au cœur de ces plateaux amoureuse de ses brebis ….  libre dans ses basses montagnes….Mais voilà je ne l’ai pas découverte dans ce roman, elle ne s’est pas révélée à mon âme sensible.

A  regret, ce roman est structuré d’une manière à laquelle je n’adhère pas du tout et qui, malheureusement, j’ai le sentiment fait redondance à travers certaines dernières publications. Une mode ? Dommage car dans le cas de ce roman l’histoire devient confuse, on s’y perd, aucune accroche au final avec cette femme, ses rencontres .. sa vie ! On passe d’une époque à une autre, d’un personnage à un autre sans structuration même. Non je suis bien navrée de dire que je n’ai pas aimé ce livre. c’est rare mais là j’avoue que cela m’arrive de plus en plus souvent dans la littérature française actuelle de ces derniers mois.

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L’école du ciel d’ Élisabeth Barillé

Éditions : Grasset

Paru : 11 mars 2020 – 234 pages – 18 euros