Les exilés meurent aussi d’amour de Abnousse Shalmani aux éditions Grasset

« Cet homme-là ne ressemblait en rien à ceux que j’avais connus. Peut-être un peu à mon père mais en plus assuré, en plus drôle et en plus affectueux. Le jour où Omid est entré dans ma vie, je n’ai pas compris ce qui m’attirait chez lui et éloignait mes tantes, mon oncle et grand-père Mahmoud. Cela ne tenait pas au seul fait qu’il fût juif mais parce qu’il disait ses sentiments, les montrait au grand jour, les étalait sans crainte, les assumait à haute voix. Or, personne, jamais, ne s’était ainsi comporté autour de moi. »

«  Cette histoire débute un jour où un avion décolle de Téhéran pour atterrir à Paris. »

 Dans ce roman, c’est la jeune Shirin, en première partie, âgée alors de 9 ans, qui a quitté l’Iran au lendemain de la révolution islamique, accompagnée de ses parents, qui nous raconte son exil.
Cette nouvelle vie commence à Paris dans l’appartement de ses tantes maternelles communistes. Shirin, pour mieux comprendre les uns et les autres, décide de les observer d’un endroit bien particulier  » …A Paris impossible de m’isoler et personne ne remarquait que je vivais sous le canapé… je m’y installais pour surveiller le monde. » Et quelle ne fut pas sa surprise en découvrant l’inimaginable. Car de là, elle va tout voir et tout entendre. C’est face à cette tragicomédie qui se joue sous ses yeux, qu’elle décide de suivre une autre voix. Elle souhaite laisser aux siens cette nostalgie destructrice qui les habite, pour oser vivre le bonheur à sa façon. L’apprentissage de la langue française, la découverte de la culture par les livres et par l’ami de ses parents Omid, ce jeune juif iranien vont être ses soutiens dans ce nouvel élan vers la joie de vivre. Cette amitié se transforme très vite en amour et cette expérience dans les bras de cet homme va lui révéler l’amour véritable.
Seulement est-il possible et dans quelle limite cela est réalisable d’échapper à la famille et son héritage ?
Un roman joyeux et cruel, aux allures de fable, illustré de contes mythiques. J’ai bien apprécié toute la première partie, quand la petite raconte, la seconde moins. Effectivement je me suis un peu ennuyée, décrochant du récit maintes fois. Et puis ce langage cru pour raconter l’irracontable, j’ai trouvé que c’était de trop, cela reste un avis très personnel.

Je remercie tout particulièrement l’éditeur et NetGalley #LesExilésMeurentAussiD’amour #NetGalleyFrance de m’avoir permis de découvrir cette auteure et lire son tout dernier roman.

https://www.grasset.fr/les-exiles-meurent-aussi-damour-9782246862338

 

Les exilés meurent aussi d’amour de Abnousse Shalmani

Éditions : Grasset

Parution : 22 août 2018 – 400 pages – 22 euros