Les victorieuses de Lætitia Colombani aux éditions Grasset

 » Les efforts finissent pas payer. Après des années de disette et de récession, l’Armée connaît une flamboyante envolée. Sous le règne des Peyron s’ouvre une ère de grandes constructions, d’ambitieux projets. Blanche et Albin fondent le Palais du Peuple dans le quartier des Gobelins à Paris, un hôtel social pour les hommes sans abri, ainsi que le Refuge de la Fontaine-au-Roi pour les femmes. Sous leur impulsion, des hôtelleries et foyers fleurissent un peu partout en province, à Lyon, Nîmes, Mulhouse, Le Havre, Valenciennes, Marseille, Lille, Metz, Reims… Ils créent l’Armoire du Pauvre qui distribue meubles et vêtements, et la Soupe de Minuit, dont le chaudron sillonne les rues de Paris pour offrir à manger aux plus démunis.  »

Après le premier roman La tresse de Lætitia Colombani, j’étais impatiente de découvrir son nouveau roman. Entendu en interview à la radio sur les ondes de France culture, le personnage de cette nouvelle histoire, inscrite dans la grande Histoire m’a interpellée. Et c’est ainsi grâce à la plume de Lætitia Colombani que je viens de découvrir Blanche Peyron et le Palais des femmes.

Les victorieuses, se sont deux histoires qui ont pour thème, entre autre, la femme et comme lieu commun ce fameux Palais des femmes. Deux époques, 1925 et aujourd’hui. Deux femmes essentielles Blanche et Solène. L’une est combattante, volontaire, dévouée …… épouse, mère de famille, malade et l’autre, avocate de métier, est à bout, épuisée comme beaucoup à notre époque par son travail et les conditions qui vont avec, une vie sentimentale compliquée … bref un jour elle s’écroule.

 C’est son psychiatre qui va lui conseiller pour s’en sortir, de s’ouvrir aux autres différemment, en se donnant dans des actions bénévoles. C’est ainsi qu’ elle va répondre à une offre en provenance du Palais des femmes à la recherche d’un écrivain public.

Je vous invite à la lecture pour découvrir la suite.

Certes c’est un roman d’une écriture simple, qui n’est pas véritablement stylé, c’est un reproche qui peut être fait effectivement et que j’entends parfaitement mais pour ma part je lirais autrement et loin des critiques littéraires de « bons genre ». La critique est facile !!

L’auteure raconte entre fiction et réalité une histoire bien mal connue d’une femme, d’un couple Les Peyron, commissaires dans l’Armée du Salut et pour moi c’est le principale et c’est ce que je retiendrais tout simplement.

Je tiens donc à remercier ces auteures, très différentes point de vue stylistique, qui savent redonner voix à des personnalités trop vite tombées dans l’oubli, Lætitia Colombani comme Corinne Royer que j’ai découvert il y a peu avec ce remarquable roman Ce qui nous revient, édité chez Actes-Sud, nous racontant la vie de cette « découvreuse oubliée » Marthe Gautier.

Des femmes, des femmes remarquables, inégalables ont tout donné de leur vie, à des moments différents de notre histoire, à une cause qu’elle soit sociale, politique, artistique … et trop nombreuses sont dans oubliées, pourquoi ?

Les victorieuses de Laetitia Colombani

Éditions : Grasset

Paru : mai 2019 – 223 pages – 18 euros