Nymphéas noirs de Michel Bussi aux éditions Les presses de la cité

«  Trois femmes vivaient dans un village. La première était méchante, la deuxième était menteuse, la troisième était égoïste. Leur village portait un joli nom de jardin. Giverny. La première habitait dans un grand moulin au bord d’un ruisseau, sur le chemin du Roy ; la deuxième occupait un appartement mansardé au-dessus de l’école, rue Blanche-Hoschedé-Monet ; la troisième vivait chez sa mère, une petite maison dont la peinture aux murs se décollait, rue du Château-d’Eau. Elles n’avaient pas non plus le même âge. Pas du tout. La première avait plus de quatre-vingts ans et était veuve. Ou presque. La deuxième avait trente-six ans et n’avait jamais trompé son mari. Pour l’instant. La troisième avait onze ans bientôt et tous les garçons de son école voulaient d’elle pour amoureuse. La première s’habillait toujours de noir, la deuxième se maquillait pour son amant, la troisième tressait ses cheveux pour qu’ils volent au vent.   Vous avez compris. Toutes les trois étaient assez différentes. Elles possédaient pourtant un point commun, un secret, en quelque sorte : toutes les trois rêvaient de partir. Oui, de quitter Giverny, ce si fameux village dont le seul nom donne envie à une foule de gens de traverser le monde entier juste pour s’y promener quelques heures. Vous savez bien pourquoi. A cause des peintres impressionnistes.  »

Un véritable polar à Giverny, haletant du début à la fin !

Au cœur de ce très beau village de Giverny dans lequel le peintre Claude Monet a vécu, visité pour ma part, il y a quelques années, j’ai eu l’immense plaisir de revenir sur ce lieu, grâce à la lecture de ce roman stupéfiant et imprévisible. Tout en beauté de paysage et tout en surprise.

Trois femmes détiennent un secret qui les lie toutes les trois. Qui sont elles réellement ? Et quel est donc ce secret ?

 Un homme est retrouvé mort, dans la poche de sa veste un carton froissé représentant les  » Nymphéas  » de Monet, quelques mots :  » Onze ans. Bon anniversaire « .

Un commissaire et son adjoint essayent de mettre en lumière ce meurtre bien mystérieux. Vont-ils parvenir à réunir les pièces du puzzle ?

Des enfants : Fanette, Paul, Camille, Mary, un chien Neptune, une belle institutrice Stéphanie et une vieille dame qui vient de voir mourir son mari.

Un même lieu mais des époques différentes. Une construction narrative très surprenante qui j’avoue m’a bien leurrée !

Nymphéas noirs de Michel Bussi

Éditions : Presses de la cité

Paru : janvier 2011 – 444 pages – 22,50 euros

Prix littéraires pour ce roman :

2011, prix des lecteurs du festival Polar de Cognac
2011, prix du polar méditerranéen (festival de Villeneuve-lez-Avignon)
2011, prix Michel Lebrun
2011, grand prix Gustave Flaubert de la Société des écrivains normands
2011, prix des lecteurs du festival Sang d’Encre de la ville de Vienne (« gouttes de Sang d’encre »)
2011, finaliste du prix mystère de la critique , du prix du polar francophone de Montigny-lès-Cormeilles , du prix marseillais du polar, du prix Polar de Cognac, du prix du roman populaire d’Elven, du prix Plume-Libre, du prix plume de Cristal du festival policier de Liège
2014, prix Critiques Libres (site de littérature en ligne) dans la catégorie Policier – thriller
2014, prix Domitys (prix des maisons de retraite)