Orange amère d’Ann Patchett aux éditions Actes-Sud

«  Elle retourna le livre et tapota la minuscule photo de l’homme en quatrième de couverture.  » C’était le premier livre qu’il écrivait depuis quinze ans, peut être même plus…..Elle lui tendit le livre et le salua de la main. Il lui répondit d’un signe de tête et lui adressa un sourire avant de s’en aller.

Rétrospectivement il dirait qu’il avait senti dès le début, le milieu du premier chapitre peut être, qu’il se passait quelque chose, bien rétrospectivement, tout fût toujours clair. Pour le formuler de la manière la plus juste, le livre s’était emparé de lui bien avant qu’il ne s’y reconnaisse.  »

C’est le premier roman que je découvre d’ Ann Patchett et j’avoue que j’ai eu beaucoup de mal à me laisser emporter dans l’histoire, malgré un excellent travail d’écriture que je reconnais complètement. Ce fut long avant d’arriver où pour moi tout commença réellement (moitié du livre) : cet appel aux personnages … à rentrer dans la vie de chacun, car ils sont nombreux … à découvrir quelques belles surprises au détour d’une page. Dans ce roman, l’auteure nous raconte donc les scènes de vie, de la naissance à la mort, tantôt heureuses et tantôt tristes de deux familles décomposées, des années 1965,  puis d’une autre recomposée avec six enfants au total, pour se défaire de nouveau suite à un drame. Mais la vie continue, les blessures pour les uns, restent et pour d’autres, deviennent forces pour tout recommencer.. encore et toujours. Tour à tour, nous découvrons par la voix d’un personnage une partie de leur histoire à tous, chacun se raconte, une belle toile se tisse, complexe et confuse parfois, joyeuse et cruelle… Tout cela pour nous dire combien les liens familiaux sont terriblement complexes . Une lecture appréciée mais longue à venir en bouche !

Orange amère d’Ann Patchett

Traduction : de l’anglais (États-Unis) par Hélène Frappat

Éditions : Actes-Sud

Paru : janvier 2019 – 302 pages – 22,50 euros