Ponti de Sharlene Teo aux éditions Buchet-Chastel

 » Dans le meilleur (et unique) rôle de sa carrière, ma mère, défigurée par des prothèses grossières, joue une fille bossue, atteinte d’une malformation congénitale, Ponti, qui conclut un pacte avec un bomoh pour devenir belle. Elle est prête à tout, à n’importe quel prix. Tout plutôt qu’une vie entière de laideur. Ma mère avait dix-neuf ans quand elle l’a tourné, presque mon âge. S’il te plaît, Datuk. Je t’en supplie, dit-elle à la caméra – et la voix qui émane d’elle est celle d’une parfaite inconnue : c’est un doublage américain, une voix douce, menue, étrangère.
Le sorcier l’exauce. Elle apparaît, émergeant d’un nuage de poussière, brillant de l’éclat pur d’une perle, malgré le grain pourtant épais de l’image.  »

Un roman polyphonique. Trois voix, trois destins de femmes. En 1968, Amisa est toute jeune, elle va quitter sa famille pour la ville, Singapour, vivre de petits boulots, se marier avec Wei Loong et puis elle va rencontrer un scénariste réalisateur, Isakandar Wiryanto qui souhaite qu’elle joue le rôle principal dans le film qu’il tourne à trois volets. Ainsi il y aura un Ponti en 1978, un Ponti II en 1979 et un Ponti III en 1980.

En parallèle nous découvrons sa fille Szu en 2003, une jeune adolescente pas très joyeuse, elle ne s’aime pas, elle se sent mal dans son corps, elle vit avec sa mère et sa tante Yunxi. Elle raconte la mort de son frère tant aimé, la mort de sa mère, ses trois nuits à veiller ce corps, une mère qu’elle n’aimait guère et pourtant qui lui manque déjà.

Et enfin sa meilleure amie Circé qui nous apparaît en 2020, elle raconte son amitié avec cette fille étrange et ce qu’elle est devenue. Incroyable par ailleurs car un jour, il lui ai demandé de travailler sur la promotion du remake de Ponti. Tout lui revient donc en mémoire. Comment va t-elle revivre ses souvenirs ? Va-t-elle franchir le pas pour retrouver cette ancienne amie Szu qu’elle trouvait à l’époque trop triste ?

Cette histoire je l’ai trouvé sombre, j’avoue ne pas avoir été inspirée par ces personnages bien tristes. Il m’a manqué du liant, de l’émotion….. A regret, car c’est la couverture et le résumé qui m’ont attirée vers cette lecture que j’avais imaginé tout autre !

Je remercie la plateforme NetGalley et les éditions Buchet.Chastel

#Ponti #NetGalleyFrance

Ponti de Sharlene Teo

Traduction de l’anglais (Singapour) Mathilde Bach

Éditions : Buchet.Chastel

Paru : 18 avril 2019 – 312 pages – 20 euros