Tharavad, ce que disait le soufi de K.P Ramannuni

   » les cris vigoureux d’un nouveau-né défièrent la nuit; ils provenaient de la partie nord de la tharavad où située la chambre d’accouchement traditionnelle. Ammalu, libérée des douleurs de l’enfantement, se tourna sur le côté dans un mouvement de satisfaction langoureuse, et toucha son bébé. Quand le bruit courut qu’il s’agissait d’une fille, la tharavad s’éveilla pour célébrer la fertilité. Non, la marche des générations ne serait pas interrompue. chacun se sentit rassuré. »

 

« Une nouvelle déesse, Beevi pour les musulmans, Bhagavathy pour les hindous vient d’apparaître sur la plage. C’est l’occasion pour un vieux soufi de raconter l’origine de la déesse et l’histoire commune entre hindous et musulmans. Dans une famille d’aristocrates nairs du Kérala, naquit une petite fille. Le bébé grandissait anormalement vite, alors qu’une présence surnaturelle, celle de la déesse de la lignée, semblait l’accompagner des profondeurs de la demeure, et que son oncle, Senku Menon, ressentait pour elle des pulsions bien étranges. Lorsque le beau et fier Mamootty, jeune musulman, arriva au domaine pour affaires, il fut ébloui par Karthy et réciproquement. Ils partirent une nuit pour Ponnani, le village de Mamootty. L’imam Avaru convertit la future mariée à l’Islam et le couple vécut avec passion sa toute nouvelle union. Mais par la suite les événements s’enchaînent… Avec ce premier roman, K.P. Ramanunni semble vouloir répondre à deux grandes questions du public occidental : où est parti le divin ? est-il si éloigné de l’homme d’aujourd’hui qu’il faille aller le chercher dans les derniers bastions d’un Orient encore attaché à sa mythologie et à ses traditions ? Et comment des religions pourtant soeœurs en sont-elles arrivées à vouloir se détruire ? » Quatrième de couverture

Tharavad, ce que disait le soufi de K.P Ramannuni

Traduction française : Luc Roger

Editions : Kailash

Paru : 2008 – 243 pages – 13 euros

http://www.editionskailash.com/ProductDetail.aspx?Bookid=48